L'UNITE PASTORALE

 

 

 

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                     QUI SOMMES NOUS ?

 

Bienvenue chez nous en souhaitant que vous vous y sentiez chez vous !

 Vous venez d’entrer dans le site de l’unité pastorale de Châteaurenard, Noves et Eyragues ce qui explique notre adresse : chanovey ! trois villes de taille inégale qui totalisent plus de 25.000 habitants.

Pour animer cet ensemble au service des catholiques qui y résident et tous ceux et celles qui se posent des questions sur l’Eglise, nous sommes deux prêtres, le curé Père Maurice ROLLAND et le vicaire Père Manuel THEKKUMKATTIL et deux diacres, Emile CHAUSSY et Gérard DUNAND. Avec eux une équipe d’animation pastorale (couramment appelée EAP) comprenant deux personnes par paroisse: Châteaurenard  Michelle RAOULX et Christophe BOULLARD, Noves Cécile TERNIER et Christian LINSOLAS des Paluds de Noves, Eyragues  Yves et Caroline BELVES.

 Dans chaque paroisse un conseil paroissial met en œuvre les orientations proposées par notre évêque dans sa lettre pastorale (disponible au chapitre "A LA UNE : DIEU OUVRE LA PORTE DE LA FOI").

 Différentes équipes préparent les fiancés au mariage, les parents au baptême des enfants SACREMENTS, encadrent les enfants au catéchisme ou à l’aumônerie KT et AUMONERIE en fonction des âges, reçoivent ou visitent les familles éprouvées par un décès FIN DE VIE & FUNERAILLES. Et bien d’autres domaines que vous découvrirez dans les rubriques affichées. Chaque semaine vous avez des informations sur les offices célébrés dans nos églises.

Merci d’être venu nous visiter et j’espère vous rencontrer quand vous le voudrez.

 Maurice ROLLAND curé de l'unité pastorale.

 

 

 

 

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Jeudi Saint 2016 à Eyragues : grâce du don des larmes 


Ce soir-là rien ne laissait présager ce qui s’est passé pendant la Consécration et l’Élévation ! A la sacristie, nous réglions des ‘’problèmes de liturgie’’ : quel récipient pour le lavement  des pieds, pourquoi les documents du denier de l’Eglise ne sont pas triés par paroisses et autres discussions bien éloignées du Mystère du don du Christ dans le Sacerdoce et l’Eucharistie pour lequel la communauté s’est réunie. 
Le tintement de la cloche indique le début de la messe et je m’avance à l’autel que je vénère selon le rite habituel ; s’enchaînent harmonieusement le Gloria pendant que les cloches sonnent à la volée et nous prenons le temps de les écouter avant de dire l’oraison ; les lectures puis l’homélie inspirée par la strophe du psaume : Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu’il m’a fait ? Le rite du lavement des pieds empli de solennité simple et parlante, sauf qu’après m’être relevé j’ai salué l’ensemble de ce groupe en m’inclinant devant eux et ai pris les mains de chacune et chacun à son tour : la demande du pape François a réglé le problème récurrent hommes et  femmes pour rappeler ce geste inouï du Christ envers ses apôtres. 
Tout ce recueillement a certainement contribué à ce qui s’est passé ensuite ! Belle préparation de l’autel, chant de la Préface et soudain pendant que je prononçais les paroles de consécration pour l’hostie je me suis mis à pleurer devant l’immensité de ce mystère : moi, pécheur tenant dans ma main le Corps du Christ et le présentant à la vénération ; un silence de communion intense a pris place dans la nef pleine et saisie par l’émotion qui s’était emparée de moi qui n’arrivais plus à parler, hachant les paroles suivantes avec des larmes et ne parvenant pas à reprendre un ton de voix assuré ! Je sentais que je ne parviendrai pas à prononcer les paroles pour le Sang du Christ et il m’a fallu jusqu’à la doxologie où j’ai chanté à pleine voix : par Lui, avec Lui et en Lui…Et quel beau Notre Père! 
Devant vous le Seigneur, au jour du rappel du Sacerdoce, m’a donné, unique fois en 37 ans, le don des larmes devant la beauté du mystère : une grande paix intérieure a coulé en moi et j’ai pu répondre à cette question d’une personne troublée par cette scène : qu’est-ce qui vous est arrivé Père ? Rien ! C’est la beauté du Mystère ! 
Comme d’autres parmi les fidèles présents m’ont posé la question, sur place ou au téléphone, j’ai pensé en témoigner pour vous tous en rendant grâce au Seigneur de sa bonté et de sa miséricorde pour son humble serviteur appelé par son vouloir à redire et actualiser SES Paroles ! Merci Seigneur ! Merci !  

Père Maurice, votre curé et votre frère.

 

 

 

Un renouveau ecclésial qu’on ne peut différer 

(extrait de EVANGELII GAUDIUM de notre Pape François 24/11/2013)

27. J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires, que la pastorale ordinaire en toutes ses instances soit plus expansive et ouverte, qu’elle mette les agents pastoraux en constante attitude de “sortie” et favorise ainsi la réponse positive de tous ceux auxquels Jésus offre son amitié. Comme le disait Jean-Paul II aux évêques de l’Océanie, « tout renouvellement dans l’Église doit avoir pour but la mission, afin de ne pas tomber dans le risque d’une Église centrée sur elle-même ».[25]

28. La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Même si, certainement, elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ».[26] Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes. La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration.[27] À travers toutes ses activités, la paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation.[28] Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire. Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission.

29. Les autres institutions ecclésiales, communautés de base et petites communautés, mouvements et autres formes d’associations, sont une richesse de l’Église que l’Esprit suscite pour évangéliser tous les milieux et secteurs. Souvent elles apportent une nouvelle ferveur évangélisatrice et une capacité de dialogue avec le monde qui rénovent l’Église. Mais il est très salutaire qu’elles ne perdent pas le contact avec cette réalité si riche de la paroisse du lieu, et qu’elles s’intègrent volontiers dans la pastorale organique de l’Église particulière.[29] Cette intégration évitera qu’elles demeurent seulement avec une partie de l’Évangile et de l’Église, ou qu’elles se transforment en nomades sans racines.